Mercredi 13 avril 2005

Et j’ai trouvé bien des maux au fond d’un pleur

Et  bien d’autres larmes avec mon malheur

Quand tous ces mots exhalent à mon cœur

Je les affirme sans même tenter des les apprendre

Mille fois blessé par les pièges de ma vie

Je me suis relevé sans grande envie

Sans grande conviction j’ai tout rebâti

Pour constater de nouveau l’échec me surprendre

Il est des choses qui jamais ne s’expriment

Ni dans des phrases et pas plus dans des mimes

Pas d’avantage dans ces quelques rimes

Nul besoin de les savoir pour les comprendre

 

Ils ne sauront jamais ces gens là

Ceux-là même qui au loin s’embrassent

Combien à chaque fois que tu m’enlaces

C’est plaisant et atroce à la fois

Eux, ils ne connaîtront certainement pas

Les doutes, les railleries et les injures

Quand quelques mots sont autant de blessures

Que tu m’infliges lorsque je suis dans tes bras

 

Ces mots doux pourquoi se font-ils silencieux

Et si beaux pourquoi sont-ils si douloureux

Au tréfonds de ma chair ils allument un feu

Sans aucune distinction et sans aucun égard

Dans la négation perdure notre innocence

Dans l’isolement de notre indécence

Dans le blasphème de notre existence

Où chaque jour cette honte se repaît de leurs regards

La valeur aussi serait de mon âme

Et mon amour ne serait pas ce drame

Si à la place d’être homme tu étais femme

Car point d’outrages lorsqu’il n’y a jamais d’écarts

 

Ils ne sauront jamais ces gens là

Ceux-là même qui au loin s’embrassent

Combien à chaque fois que tu m’enlaces

C’est plaisant et atroce à la fois

Eux, ils ne connaîtront certainement pas

Les doutes, les railleries et les injures

Quand quelques mots sont autant de blessures

Que tu m’infliges lorsque je suis dans tes bras

 

Je souffrirai trop souvent tes attributs

Pareil à eux j’aimerai avec vertu

Conformes aussi seront mes joies et mes abus

Ce qui n’est pas pareil n’est pas toujours différent

Je voudrais t’aimer aussi sans avoir mal

 

J’aimerais tant me sentir enfin normal

Et offrir au monde mon amour pour toi en présent

 

S’ils comprennent un jour tout ces gens là

Ceux-là même qui au loin s’embrassent

Combien à chaque fois que tu m’enlaces

C’est plaisant et atroce à la fois

Ils comprendront peut-être qu’on ne vit pas

Dans le doute, les railleries et les injures

Et que les mots causent autant de blessures

Et que l’amour enfin ne se conforme pas

par Dereliction publié dans : dereliction
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